Laissez-les vivre !

mercredi 28 février 2024

Il y a pure prétention à vouloir faire le bonheur de la multitude à sa place. D’abord parce que personne n’en a seul les capacités, ensuite parce que le bonheur qu’on lui propose alors est avant tout, voire exclusivement, le sien propre. Il vaut mieux la laisser faire ce à quoi elle s’entend le mieux, son propre malheur, qui finalement la contente assez bien tant qu’elle peut s’en plaindre et y fourbir ses ressentiments.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Il y en aura pour tout le monde
(24 octobre 2026)

Les arrière-mondes croissent et s’étendent à proportion du ressentiment que nous accumulons contre le monde, comme une forme de vengeance mesquine à son encontre. Autant dire que notre époque leur (…)

Une simple histoire d’effets
(21 octobre 2026)

Le fait pour une opinion de produire des effets ne prouve rien quant à sa prétendue vérité, mais seulement sa capacité à produire des effets. Tout au plus peut-on y voir une indication de son (…)

Radiographie du selfie
(17 octobre 2026)

Le selfie est l’emblème et l’opérateur d’une double dévalorisation qu’il s’efforce vainement de conjurer par la visibilité virale que lui offrent les réseaux sociaux. Dévalorisation d’abord du soi (…)

Jusqu’à la lie
(14 octobre 2026)

Nous en sommes arrivés à un tel niveau de ressentiment global que non contents de condamner le présent, aussi bien au nom de dérives avérées que supposées, lorsqu’elles ne sont pas carrément (…)