Laissez-les vivre !

mercredi 28 février 2024

Il y a pure prétention à vouloir faire le bonheur de la multitude à sa place. D’abord parce que personne n’en a seul les capacités, ensuite parce que le bonheur qu’on lui propose alors est avant tout, voire exclusivement, le sien propre. Il vaut mieux la laisser faire ce à quoi elle s’entend le mieux, son propre malheur, qui finalement la contente assez bien tant qu’elle peut s’en plaindre et y fourbir ses ressentiments.

— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Un peu de bon sens !
(21 janvier 2026)

Ce qu’il y a de plus insupportable dans le monde n’est pas qu’il n’ait aucun sens – un minimum de lucidité suffit à s’en accommoder – mais que nous cherchions à toute force, en tant qu’espèce, à (…)

Dialogue de sourds
(17 janvier 2026)

La règle fondamentale de la communication interindividuelle est le double malentendu. Parce que celui qui parle ne dit jamais ce qu’il croit dire, contraint qu’il est par la langue dont il use, et (…)

Effet-miroir
(14 janvier 2026)

Le communautarisme consiste à se déclarer victime d’une exclusion du fait de certains caractères spécifiques et à profiter ensuite de ce statut pour exclure systématiquement tout ce qui s’écarte (…)

Bouche-trou
(10 janvier 2026)

Là où le signifiant prolifère, là où le discours enfle, c’est toujours pour masquer le défaut irrémédiable du signifié. A méditer au sujet de la logorrhée qui se répand de plus en plus au sujet de (…)