Laisser dire

samedi 28 mai 2022

Autant que faire se peut, c’est-à-dire tant que cela n’affecte pas notre intégrité physique, il faut laisser autrui dire de nous ce qu’il veut, en bien comme en mal. D’abord parce que ce faisant il ne parle jamais que de lui et que nous n’y sommes que prétexte à cette péroraison. Ensuite parce que, comme tout discours, les siens se perdront dans l’oubli du temps. D’où découle aussi bien que rien n’est préférable à la taciturnité.

— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs
(25 avril 2026)

On dit avec raison que la peur est mauvaise conseillère. Parce que c’est un sentiment désagréable, inconfortable, dont on cherche à se débarrasser au plus vite, et par conséquent par des moyens le (…)

Le bâton sans la carotte
(22 avril 2026)

Le remords est le bâton qu’on se donne à soi-même lorsqu’on a suffisamment intégré les règles qu’impose la morale commune, et qu’on se sent obligé de suivre. C’est la voix du maître qui parle en (…)

Encore un espoir déçu !
(18 avril 2026)

On pourrait être tenté de voir une profonde sagesse dans le fait que l’espèce humaine mette en place systématiquement les conditions de sa disparition, et ce en dépit des nombreuses alertes (…)

Examen préalable de moralité
(15 avril 2026)

Au sujet de toute quantification d’ordre moral il faut se demander qui l’établit, sur quels critères, afin de savoir exactement à quoi elle sert dans l’organisation globale de l’exercice des (…)