Laisser dire

samedi 28 mai 2022

Autant que faire se peut, c’est-à-dire tant que cela n’affecte pas notre intégrité physique, il faut laisser autrui dire de nous ce qu’il veut, en bien comme en mal. D’abord parce que ce faisant il ne parle jamais que de lui et que nous n’y sommes que prétexte à cette péroraison. Ensuite parce que, comme tout discours, les siens se perdront dans l’oubli du temps. D’où découle aussi bien que rien n’est préférable à la taciturnité.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

La bonne raison
(4 mars 2026)

Beaucoup se désolent de ce que l’homme soit mauvais. Comme si se désoler d’une évidence pouvait y changer quoi que ce soit. Par contre on peut tout à fait se désoler de ce qu’il ne le soit (…)

Tout-à-fait inutile
(28 février 2026)

Penser n’a pas à être justifié de quelque manière que ce soit. Et surtout pas par l’utilité que ça pourrait avoir pour qui que ce soit, y compris pour qui pense. — Par BLOOM

Le sens du combat
(25 février 2026)

On ne combat jamais que des nécessités arbitraires et circonstanciées, pour les remplacer par d’autres de même facture mais qui nous semblent nous convenir mieux. — - Par BLOOM

De la nouvelle sorte de désert
(21 février 2026)

Avant on parlait dans le désert lorsque son discours se perdait dans le vide environnant des auditeurs potentiels. Aujourd’hui on parle dans le bruit toujours plus envahissant produit par leurs (…)