Un signe qui ne trompe pas
(9 mai 2026)
La marque de la puissance : en toute circonstance trouver – créer ? – le prétexte à se surmonter. — Par BLOOM
samedi 16 juillet 2022
Ce n’est pas en s’excluant explicitement du groupe, qu’on en décide ou qu’on le subisse, que pour autant on le quitte réellement, parce que l’exclusion fait toujours référence à ce dont elle exclut, serait-ce par un pure négation qui n’est jamais que l’image en creux de cette référence. On y reste ainsi encore attaché alors qu’on croit en être délié. L’exclusion reste toujours régulière. On ne parvient à faire réellement écart au groupe qu’en le fuyant, c’est-à-dire non pas en s’y opposant mais en s’en déprenant. Et encore faut-il que cette déprise passe inaperçue pour que le groupe n’y décèle pas une opposition, serait-elle purement passive, et la transforme en exclusion, de loin plus propice à sa cohérence et à sa reproduction. Il faut donc toujours doubler la fuite, quand on s’y jette, de mensonges et de tromperies propres à la masquer. Et ne jamais en arrêter la précipitation pour que les camouflages dont elle use ne soient pas éventés et conservent ainsi leur efficacité. La fuite est de ce fait aussi inévitablement singulière.
—
Par Bloom
La marque de la puissance : en toute circonstance trouver – créer ? – le prétexte à se surmonter. — Par BLOOM
Le « roman » autobiographique est à la littérature ce que le selfie est à la photographie, un sous-produit narcissique de la consommation culturelle de masse qui prétend à une qualité qui lui fait (…)
Nous sommes devenus à ce point impuissants qu’il nous faut désormais justifier tout usage de la violence par une cause morale. En oubliant que toute morale est déjà la formalisation, au moins (…)
Notre survie effective, en tant qu’espèce, dans le monde, dépend intégralement du mensonge. Mensonge quant aux contenus de celui-ci et à ses fonctionnements au regard des survenirs singuliers du (…)