Déchéance

samedi 30 novembre 2024

Notre plus grave inconséquence politique est de vouloir que les pouvoirs globaux ne s’exercent qu’à notre avantage personnel et selon nos désirs propres sans pour autant en supporter aucune obligation ni responsabilité. Ce qui revient sans le dire à réduire la politique à n’être plus que le déversoir nauséabond de nos ressentiments, ce pourquoi tout à la fois elle nous fascine et nous répugne. Comportement qui fait le lit de tous les autoritarismes, jusqu’aux plus extrêmes et brutaux.

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Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Une simple histoire d’effets
(21 octobre 2026)

Le fait pour une opinion de produire des effets ne prouve rien quant à sa prétendue vérité, mais seulement sa capacité à produire des effets. Tout au plus peut-on y voir une indication de son (…)

Radiographie du selfie
(17 octobre 2026)

Le selfie est l’emblème et l’opérateur d’une double dévalorisation qu’il s’efforce vainement de conjurer par la visibilité virale que lui offrent les réseaux sociaux. Dévalorisation d’abord du soi (…)

Jusqu’à la lie
(14 octobre 2026)

Nous en sommes arrivés à un tel niveau de ressentiment global que non contents de condamner le présent, aussi bien au nom de dérives avérées que supposées, lorsqu’elles ne sont pas carrément (…)

Toujours perdant
(10 octobre 2026)

Toute forme de compétition est une abdication de singularité puisqu’elle a pour présupposé la soumission à une mesure commune. — Par BLOOM