Déchéance

samedi 30 novembre 2024

Notre plus grave inconséquence politique est de vouloir que les pouvoirs globaux ne s’exercent qu’à notre avantage personnel et selon nos désirs propres sans pour autant en supporter aucune obligation ni responsabilité. Ce qui revient sans le dire à réduire la politique à n’être plus que le déversoir nauséabond de nos ressentiments, ce pourquoi tout à la fois elle nous fascine et nous répugne. Comportement qui fait le lit de tous les autoritarismes, jusqu’aux plus extrêmes et brutaux.

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Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Camouflage
(4 novembre 2026)

Chaque « je dois » n’est qu’un « ceci me convient » qui n’a pas la puissance de s’affirmer singulièrement et qui se donne un prétexte moral. — Par BLOOM

Tartuffes
(31 octobre 2026)

Que pourrait-on bien attendre d’une époque qui juge de tout et de tous à l’aune exclusive de morales communautaires, que celles-ci soient laïques ou religieuses, sinon l’accroissement sans limites (…)

Le "bon" ton
(28 octobre 2026)

La pratique du monde nous apprend, à notre grand dépit, que rien n’y est jamais ni tout blanc ni tout noir et qu’on y trouve généralement une très large palette de gris. Il reste alors à savoir (…)

Il y en aura pour tout le monde
(24 octobre 2026)

Les arrière-mondes croissent et s’étendent à proportion du ressentiment que nous accumulons contre le monde, comme une forme de vengeance mesquine à son encontre. Autant dire que notre époque leur (…)