Ca pense, ou pas

samedi 4 janvier 2025

On ne pense ni pour soi, ni pour autrui. Ça pense, sans qu’on en décide ou qu’on le veuille de quelque façon que ce soit. Et ça touche imprévisiblement et singulièrement quelques-uns et pas les autres. Et ça y reste radicalement indifférent, parce que ça survient bien en amont de toutes ces questions, dans la plus étroite proximité avec le réel qui échoit intempestivement à certains.

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Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Pas de confusion !
(4 avril 2026)

Ce qui distingue radicalement le doute du soupçon est que le premier questionne la vérité, quelque figure qu’elle adopte, alors que le second questionne au nom de celle-ci. Le premier est (…)

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)

Moutonnerie
(28 mars 2026)

La forme la plus basse de l’indignité est finalement de céder à la médiocrité au seul prétexte qu’elle est partagée par le plus grand nombre. Celle de l’instinct grégaire. — Par BLOOM