Ca pense, ou pas

samedi 4 janvier 2025

On ne pense ni pour soi, ni pour autrui. Ça pense, sans qu’on en décide ou qu’on le veuille de quelque façon que ce soit. Et ça touche imprévisiblement et singulièrement quelques-uns et pas les autres. Et ça y reste radicalement indifférent, parce que ça survient bien en amont de toutes ces questions, dans la plus étroite proximité avec le réel qui échoit intempestivement à certains.

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Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Qu’a-t-on fait du mode d’emploi ?
(11 mars 2026)

Le problème de l’illusion n’est pas qu’elle soit illusionnante – ça ne l’empêche pas d’avoir des effets éventuellement bénéfiques – mais de la prendre pour une vérité et non comme un simple moyen. (…)

Indigne !
(7 mars 2026)

Éprouver de l’indignation est la preuve de l’impuissance où on se trouve d’agir sur ce qui la provoque pour le modifier à notre convenance. La manifester y rajoute la présomption vulgaire de (…)

La bonne raison
(4 mars 2026)

Beaucoup se désolent de ce que l’homme soit mauvais. Comme si se désoler d’une évidence pouvait y changer quoi que ce soit. Par contre on peut tout à fait se désoler de ce qu’il ne le soit (…)

Tout-à-fait inutile
(28 février 2026)

Penser n’a pas à être justifié de quelque manière que ce soit. Et surtout pas par l’utilité que ça pourrait avoir pour qui que ce soit, y compris pour qui pense. — Par BLOOM