Beaucoup de bruit pour rien

samedi 4 novembre 2023

Le bruit qu’on fait est une manière de se rassurer sur sa propre existence de sujet réaliste par la perception à laquelle il oblige autrui, qui en constitue une sorte de vérification. C’est la marque qu’on est guère assuré de sa pertinence, d’autant moins que le bruit est plus fort. Et que de surcroît on a besoin d’une telle reconnaissance, même si elle est négative, pour pallier son défaut de consistance et de singularité individuelle se suffisant à elles-mêmes. Finalement beaucoup de bruit pour rien.
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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)

Moutonnerie
(28 mars 2026)

La forme la plus basse de l’indignité est finalement de céder à la médiocrité au seul prétexte qu’elle est partagée par le plus grand nombre. Celle de l’instinct grégaire. — Par BLOOM

Sénilité
(25 mars 2026)

Faire tourner l’adversité à notre profit, comme moyen d’exercer notre puissance singulière, nous l’avons désappris, nous vieux européens. Parce que nous ne sommes même plus capables d’entendre (…)