Beaucoup de bruit pour rien

samedi 4 novembre 2023

Le bruit qu’on fait est une manière de se rassurer sur sa propre existence de sujet réaliste par la perception à laquelle il oblige autrui, qui en constitue une sorte de vérification. C’est la marque qu’on est guère assuré de sa pertinence, d’autant moins que le bruit est plus fort. Et que de surcroît on a besoin d’une telle reconnaissance, même si elle est négative, pour pallier son défaut de consistance et de singularité individuelle se suffisant à elles-mêmes. Finalement beaucoup de bruit pour rien.
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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Peine-à-jouir
(12 septembre 2026)

La médiocrité dans le plaisir consiste à ne pas l’éprouver de ce dont on jouit, mais seulement du fait qu’autrui n’en jouit pas parce qu’on l’en a privé. — Par BLOOM

Faut-il réagir ?
(9 septembre 2026)

Au fond de toute réaction il y a du ressentiment : on en veut de sa simple existence à ce à quoi on réagit. On ne peut pas le surmonter par sa propre affirmation, alors on s’y oppose. — Par BLOOM

Jardin d’enfants
(5 septembre 2026)

Un des symptômes les plus visibles de notre infantilisation galopante consiste à réclamer haut et fort notre droit à l’autonomie lorsque celle-ci ne nous coûte aucun effort, mais à exiger l’aide (…)

A l’étroit
(2 septembre 2026)

Nous ne percevons que ce que nous permet notre perception et selon les modalités qu’elle nous impose. D’où on doit conclure à la relative exiguïté de notre monde. — Par BLOOM