Un mauvais coton

mercredi 10 avril 2024

On peut mesurer à quel point notre monde se porte mal au fait que de plus en plus nous n’y avons plus guère d’alternative qu’entre ce qui ne nous convient pas beaucoup et ce qui ne nous convient pas du tout. Et que le plus souvent nous y faisons le choix de la seconde option au seul prétexte que nous ne l’avons pas encore essayée et que les autres nous ont déçues des illusions qu’entretiennent nos inconséquences.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Il y en aura pour tout le monde
(24 octobre 2026)

Les arrière-mondes croissent et s’étendent à proportion du ressentiment que nous accumulons contre le monde, comme une forme de vengeance mesquine à son encontre. Autant dire que notre époque leur (…)

Une simple histoire d’effets
(21 octobre 2026)

Le fait pour une opinion de produire des effets ne prouve rien quant à sa prétendue vérité, mais seulement sa capacité à produire des effets. Tout au plus peut-on y voir une indication de son (…)

Radiographie du selfie
(17 octobre 2026)

Le selfie est l’emblème et l’opérateur d’une double dévalorisation qu’il s’efforce vainement de conjurer par la visibilité virale que lui offrent les réseaux sociaux. Dévalorisation d’abord du soi (…)

Jusqu’à la lie
(14 octobre 2026)

Nous en sommes arrivés à un tel niveau de ressentiment global que non contents de condamner le présent, aussi bien au nom de dérives avérées que supposées, lorsqu’elles ne sont pas carrément (…)