Question de survie

mercredi 7 février 2024

Que peut réellement la raison, avec ce qu’elle comporte nécessairement de doute et de nuance, face au terrorisme de l’émotion ressentimiste qui la condamne d’emblée à la disparition par tous les moyens de destruction dont il dispose, aussi bien symboliques que matériels ? Rien sans doute, ou si peu à la marge, parce que ce qu’elle dit et montre n’est en général pas de nature à satisfaire, ni à bon compte, ni assez vite, les rancœurs que suscite le monde comme il va, trop différent du monde que l’on veut, et que de surcroît pour y parvenir elle demande de déployer des efforts dans la durée. Alors il ne lui reste quelquefois, pour ne pas tout à fait disparaître, que la violence à opposer à la violence du fanatisme de l’émotion.

— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

La bonne raison
(4 mars 2026)

Beaucoup se désolent de ce que l’homme soit mauvais. Comme si se désoler d’une évidence pouvait y changer quoi que ce soit. Par contre on peut tout à fait se désoler de ce qu’il ne le soit (…)

Tout-à-fait inutile
(28 février 2026)

Penser n’a pas à être justifié de quelque manière que ce soit. Et surtout pas par l’utilité que ça pourrait avoir pour qui que ce soit, y compris pour qui pense. — Par BLOOM

Le sens du combat
(25 février 2026)

On ne combat jamais que des nécessités arbitraires et circonstanciées, pour les remplacer par d’autres de même facture mais qui nous semblent nous convenir mieux. — - Par BLOOM

De la nouvelle sorte de désert
(21 février 2026)

Avant on parlait dans le désert lorsque son discours se perdait dans le vide environnant des auditeurs potentiels. Aujourd’hui on parle dans le bruit toujours plus envahissant produit par leurs (…)