Piètre apocalypse

mercredi 24 septembre 2025

Nous vivons les temps de la fin, ceux du dernier homme, énervé, fonctionnalisé, confit de mesquinerie et de médiocrité, livré sans retenue aux addictions de ses croyances arbitraires et absurdes et de ses désirs effrénés de confort, irrémédiablement inconséquent, plein de rancœur pour une vie qui outrepasse de plus en plus le peu qu’il lui reste de puissance. Et le pire est que ces temps funestes n’annoncent pas nécessairement la fin des temps de l’humanité qui nettoierait la planète de cette inutile vermine.

— 
Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

La valeur travail
(1er août 2026)

Du fait de son caractère fondamentalement réglé et générique, le travail implique nécessairement l’interchangeabilité globale de ceux qui s’y plient, même si la différence des compétences et (…)

Les fondements de la moralité
(29 juillet 2026)

Nous ne restons décidément si moraux, en dépit des désirs qui nous travaillent, que parce que nous trouvons en toute morale une justification facile à notre impuissance. — Par BLOOM

Mauvaise réputation
(25 juillet 2026)

En dépit des condamnations dont elle est régulièrement l’objet, la démagogie reste une arme politique redoutablement efficace. Parce que le plus grand nombre préfère croire ce qu’il veut entendre (…)

Un remède plus dangereux que le mal
(22 juillet 2026)

Le nihilisme n’est qu’un besoin de croire qui entend tout détruire par dépit de ne plus pouvoir croire à rien. Y pointe la rancœur qui veut annuler absolument ce qu’elle a adoré pour la seule (…)