Par défaut

samedi 13 janvier 2024

Puisqu’individuellement nous n’avons pas la capacité de résister à notre hybris, à notre vanité et à nos rancœurs, il nous a fallu instituer une organisation globale de l’exercice des pouvoirs qui les cadre et les canalise – quelque forme qu’elle prenne par ailleurs, et nous y plier pour éviter le chaos de la guerre permanente de tous contre tous. Solution par défaut, dont la permanence pourrait bien être remise en cause par la prolifération technologique qui fournit désormais à chacun les moyens de sa démesure.

— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Il y en aura pour tout le monde
(24 octobre 2026)

Les arrière-mondes croissent et s’étendent à proportion du ressentiment que nous accumulons contre le monde, comme une forme de vengeance mesquine à son encontre. Autant dire que notre époque leur (…)

Une simple histoire d’effets
(21 octobre 2026)

Le fait pour une opinion de produire des effets ne prouve rien quant à sa prétendue vérité, mais seulement sa capacité à produire des effets. Tout au plus peut-on y voir une indication de son (…)

Radiographie du selfie
(17 octobre 2026)

Le selfie est l’emblème et l’opérateur d’une double dévalorisation qu’il s’efforce vainement de conjurer par la visibilité virale que lui offrent les réseaux sociaux. Dévalorisation d’abord du soi (…)

Jusqu’à la lie
(14 octobre 2026)

Nous en sommes arrivés à un tel niveau de ressentiment global que non contents de condamner le présent, aussi bien au nom de dérives avérées que supposées, lorsqu’elles ne sont pas carrément (…)