Obsolescence tendancielle de l’esthétique

mercredi 28 septembre 2022

L’esthétique, avec tout ce qu’elle comporte de présupposés moraux et idéologiques, a longtemps été le seul moyen pour la culture commune, via la catégorie d’art, de contenir et de limiter par ses règles le survenir des œuvres, trop singulières pour elle. Elle le reste en partie, mais la modernité, dans ses efforts systématiques de simplification et d’autant plus qu’elle est désormais devenue victimaire, l’a en bonne part rendue inutile pour imposer directement morale et idéologies à l’art, rendant de ce fait encore plus problématiques les conditions de survenue des œuvres.

— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Leçon de modestie
(8 avril 2026)

En dépit de nos prétentions, de notre science et de nos technologies, nous ne savons effectivement que très peu de choses. Et ce peu devrait nous inciter à prendre la mesure de l’étendue de notre (…)

Pas de confusion !
(4 avril 2026)

Ce qui distingue radicalement le doute du soupçon est que le premier questionne la vérité, quelque figure qu’elle adopte, alors que le second questionne au nom de celle-ci. Le premier est (…)

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)