Le contemporain c’est déjà le passé

samedi 29 juillet 2023

L’illusion toujours répétée du contemporain est de croire être parvenu à annuler l’incompressible délai qu’il lui faut pour construire sa présence mondaine, puis la doter d’un sens qu’il prétend systématiquement nouveau, à partir de la perception partielle qu’il a du réel dont il la tire. Quoiqu’il fasse et prétende, il est toujours déjà de l’ordre du passé et voué à l’usure que lui impose la chronologie. Seul l’intempestif y échappe, mais il ne réclame ni sens ni monde, ceci expliquant sans doute cela.
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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)

Moutonnerie
(28 mars 2026)

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Sénilité
(25 mars 2026)

Faire tourner l’adversité à notre profit, comme moyen d’exercer notre puissance singulière, nous l’avons désappris, nous vieux européens. Parce que nous ne sommes même plus capables d’entendre (…)