L’un pour l’autre

mercredi 20 avril 2022

Nous prenons l’exercice des pouvoirs pour la possession du pouvoir parce que nous confondons les usages effectifs du monde que nous pouvons avoir, qui impliquent toujours des contraintes auxquelles il faut se soumettre pour y avoir accès – même si c’est de façon inconsciente – et le fantasme systématique que nous avons d’une maîtrise inconditionnée de ce même monde.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)

Moutonnerie
(28 mars 2026)

La forme la plus basse de l’indignité est finalement de céder à la médiocrité au seul prétexte qu’elle est partagée par le plus grand nombre. Celle de l’instinct grégaire. — Par BLOOM

Sénilité
(25 mars 2026)

Faire tourner l’adversité à notre profit, comme moyen d’exercer notre puissance singulière, nous l’avons désappris, nous vieux européens. Parce que nous ne sommes même plus capables d’entendre (…)

Dernier amour
(21 mars 2026)

La passion identitaire est le refuge ultime du dernier homme, privé de toute capacité à se doter d’une individuation singulière. Passion triste par laquelle il espère masquer cette impuissance par (…)