Hubris

samedi 5 août 2023

Ce qui fait la plus grande part des contenus de notre monde, part qui ne cesse de s’étendre, est de moins en moins aux dimensions de notre perception, donc de notre intellection. Villes, moyens technologiques, distances, outils de production et de destruction. Nous en avons de plus en plus d’usages, mais nous ne sommes plus capables d’en évaluer ni les effets exacts ni les conséquences réelles. Ces usages mêmes sont calculés pour nous donner l’illusion de la maîtrise, mais de fait ils excédent nos moyens d’appréhension et de compréhension et nous soumettent insidieusement à leurs procéduralité fonctionnaliste. Notre désir de démesure nous condamne désormais à être les serviteurs des prothèses qu’il a engendrées pour tenter de se satisfaire et qui désormais le manipulent.
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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Il y en aura pour tout le monde
(24 octobre 2026)

Les arrière-mondes croissent et s’étendent à proportion du ressentiment que nous accumulons contre le monde, comme une forme de vengeance mesquine à son encontre. Autant dire que notre époque leur (…)

Une simple histoire d’effets
(21 octobre 2026)

Le fait pour une opinion de produire des effets ne prouve rien quant à sa prétendue vérité, mais seulement sa capacité à produire des effets. Tout au plus peut-on y voir une indication de son (…)

Radiographie du selfie
(17 octobre 2026)

Le selfie est l’emblème et l’opérateur d’une double dévalorisation qu’il s’efforce vainement de conjurer par la visibilité virale que lui offrent les réseaux sociaux. Dévalorisation d’abord du soi (…)

Jusqu’à la lie
(14 octobre 2026)

Nous en sommes arrivés à un tel niveau de ressentiment global que non contents de condamner le présent, aussi bien au nom de dérives avérées que supposées, lorsqu’elles ne sont pas carrément (…)