Fausse dignité

mercredi 15 juin 2022

C’est participer au commun mensonge et à sa propagation que considérer que le travail accorde une quelconque dignité à ceux qui l’exécutent. Parce que même dans les cas où il répond plus ou moins à certains de leus intérêts singuliers, il les oblige systématiquement à se plier à des contraintes externes pour parvenir à satisfaire aux besoins de leur subsistance et à leurs désirs de consommation, sans avoir de réelle possibilité d’y déroger sous peine d’exclusion du groupe. Nécessité n’est pas dignité. Cette moralisation du travail n’est qu’un moyen de rendre ces contraintes moins visiblement indignes, donc généralement plus supportables.

— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs
(25 avril 2026)

On dit avec raison que la peur est mauvaise conseillère. Parce que c’est un sentiment désagréable, inconfortable, dont on cherche à se débarrasser au plus vite, et par conséquent par des moyens le (…)

Le bâton sans la carotte
(22 avril 2026)

Le remords est le bâton qu’on se donne à soi-même lorsqu’on a suffisamment intégré les règles qu’impose la morale commune, et qu’on se sent obligé de suivre. C’est la voix du maître qui parle en (…)

Encore un espoir déçu !
(18 avril 2026)

On pourrait être tenté de voir une profonde sagesse dans le fait que l’espèce humaine mette en place systématiquement les conditions de sa disparition, et ce en dépit des nombreuses alertes (…)

Examen préalable de moralité
(15 avril 2026)

Au sujet de toute quantification d’ordre moral il faut se demander qui l’établit, sur quels critères, afin de savoir exactement à quoi elle sert dans l’organisation globale de l’exercice des (…)