Education

samedi 16 septembre 2023

Toute système éducatif est placé devant une aporie. Soit ouvrir le plus largement possible la culture à tous, pour que chacun puisse à partir d’elle et de ses singularités se construire une culture propre. Soit préparer à un emploi à venir en fonction des demandes prévisionnelles du marché du travail. Majoritairement tous les systèmes d’exercice global des pouvoirs privilégient la seconde option, parce que c’est celle qui leur permet de gouverner avec le minimum d’efforts, en limitant la singularité individuée et en assurant la généralisation d’une occupation laborieuse qui va dans le même sens. Parce que c’est celle in fine qui formate le mieux les populations à cet exercice. Mais notre époque est à ce point inconséquente qu’elle exige les deux en même temps et estime qu’on lui vole son éducation parce qu’il est structurellement impossible de la satisfaire.
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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)

Moutonnerie
(28 mars 2026)

La forme la plus basse de l’indignité est finalement de céder à la médiocrité au seul prétexte qu’elle est partagée par le plus grand nombre. Celle de l’instinct grégaire. — Par BLOOM

Sénilité
(25 mars 2026)

Faire tourner l’adversité à notre profit, comme moyen d’exercer notre puissance singulière, nous l’avons désappris, nous vieux européens. Parce que nous ne sommes même plus capables d’entendre (…)