Du progrés

mercredi 10 juin 2026

L’erreur fondamentale que nous commettons concernant les affaires humaines consiste en ce que nous considérons, implicitement le plus souvent, que l’homme a un fond bienveillant dont seules les circonstances où il se trouve placé empêchent l’expression. Et qu’une amélioration de ces dernières, en particulier par le confort que nous apporte la technologie, permettrait sa manifestation. Mais l’homme ne dispose pas d’assez de puissance singulière pour se permettre la bienveillance. Son impuissance et sa médiocrité générique le vouent à une malveillance tenace, envers ses semblables et envers le monde, et il n’use de la technologie que comme moyen de la mettre en œuvre plus systématiquement et férocement. Se dévoile là le fondement de toutes les illusions progressistes.

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Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Il y en aura pour tout le monde
(24 octobre 2026)

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Une simple histoire d’effets
(21 octobre 2026)

Le fait pour une opinion de produire des effets ne prouve rien quant à sa prétendue vérité, mais seulement sa capacité à produire des effets. Tout au plus peut-on y voir une indication de son (…)

Radiographie du selfie
(17 octobre 2026)

Le selfie est l’emblème et l’opérateur d’une double dévalorisation qu’il s’efforce vainement de conjurer par la visibilité virale que lui offrent les réseaux sociaux. Dévalorisation d’abord du soi (…)

Jusqu’à la lie
(14 octobre 2026)

Nous en sommes arrivés à un tel niveau de ressentiment global que non contents de condamner le présent, aussi bien au nom de dérives avérées que supposées, lorsqu’elles ne sont pas carrément (…)