Domination

samedi 13 décembre 2025

Ce qui fait qu’au fond il n’y a pas de véritable raison de se battre pour ceux qu’on qualifie de dominés, c’est que s’ils étaient aux places qu’occupent ceux qu’on appelle dominants ils se comporteraient exactement de la même façon. Parce qu’ils ne sont ni plus respectables ni plus méritants. Outre le fait qu’ils ne cherchent finalement qu’à prendre la place de ces derniers et certainement pas à supprimer tout système de domination – c’est notre grégarité qui nous l’impose comme nécessité fonctionnelle. Et que de plus on ne peut réellement rejeter une éventuelle domination que par ses propres moyens, sinon on ne fait qu’en changer les modalités. Et qu’enfin aucune domination n’est jamais univoque mais résulte de la fixation de rapports de forces contingents mais dans lesquels chacun est partie prenante.

— 
Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Le "bon" ton
(28 octobre 2026)

La pratique du monde nous apprend, à notre grand dépit, que rien n’y est jamais ni tout blanc ni tout noir et qu’on y trouve généralement une très large palette de gris. Il reste alors à savoir (…)

Il y en aura pour tout le monde
(24 octobre 2026)

Les arrière-mondes croissent et s’étendent à proportion du ressentiment que nous accumulons contre le monde, comme une forme de vengeance mesquine à son encontre. Autant dire que notre époque leur (…)

Une simple histoire d’effets
(21 octobre 2026)

Le fait pour une opinion de produire des effets ne prouve rien quant à sa prétendue vérité, mais seulement sa capacité à produire des effets. Tout au plus peut-on y voir une indication de son (…)

Radiographie du selfie
(17 octobre 2026)

Le selfie est l’emblème et l’opérateur d’une double dévalorisation qu’il s’efforce vainement de conjurer par la visibilité virale que lui offrent les réseaux sociaux. Dévalorisation d’abord du soi (…)